On croit que c’est des études de flemmard, que tu passes tes journées à “jouer”, à faire semblant, à t’amuser.
Comme si c’était pas sérieux, comme si c’était pas du vrai travail.
Mais personne te dit que tu rentres chez toi vidé. Pas juste fatigué, vidé.
Ton corps devient un outil. Tu dois être précis, présent, engagé, même quand t’as pas envie, même quand t’es fatigué, même quand ça va pas.
Et intellectuellement aussi c’est exigeant. Jouer c’est pas juste jouer. C’est comprendre, analyser, décortiquer, ressentir sans te perdre. C'est aussi travailler en collectif, et même avec la meilleure équipe du monde, c'est exigeant.
On te demande d’être sincère mais contrôlé, libre mais juste, toi-même mais pas complètement.
Et ça, ça bouffe de l’énergie.
Personne te dit non plus que tu vas douter tout le temps. Est-ce que je suis légitime, est-ce que je suis bon, est-ce que j’ai quelque chose à dire.
Sur scène tu peux pas tricher. Si t’es pas là, ça se voit. Si t’y crois pas, ça se sent.
Y a pas de cachette.
C’est pas des études faciles. C’est des études où tu t’exposes, où tu te confrontes, où tu te regardes vraiment.
Et ça fait pas toujours du bien.
Mais c’est aussi pour ça que tu restes.
Parce qu’il y a des moments où tout est juste, où tout est vivant, où t’as l’impression d’exister vraiment.
Et ça, personne te le dit non plus.